dimanche 4 juillet 2010

Alpes du Grand Serre 2010

La 3eme étape de notre « Trail tour 2010 » nous mènera dans l’Isère ; un petit peu au sud de Grenoble. Au programme, le Trail de l’Alpe du Grand Serre, étape du challenge des trails du sud Isère. D’une longueur de 18 km (parcours long) et de 850 m de dénivelé ce trail s’annonçait très « roulant ».
Nous sommes partis (la petite tribu au complet) le samedi en tout début d’après midi en direction de Grenoble et plus précisément de Monestier de Clermont ou nous devons passer le week-end chez nos amis néo-isérois Amélie, Willy et leurs deux enfants Anaë et Enzo. Will’ devait participer avec moi à ce trail, mais une blessure au mollet contractée il y a quelques semaines l’empêchera de courir. Après une soirée barbecue menacée par l’orage mais finalement maintenue, quelques verres de « Monbazillac » (il est bien bon ton vin Will’) et une nuit réparatrice, le réveil sonne à 6 h 30 : il est temps de se préparer pour la course. Le départ est prévu à 9 h et les dossards sont à retirer sur place de 7 h 30 à 8 h 30. Je pars avec Will’ qui me conduit jusqu’à la station de l’Alpe du Grand Serre pour récupérer le dossard. Les filles doivent nous rejoindre avec les enfants pour le départ. La « boulette » du week-end sera d’avoir oublié à Imphy la poche à eau du camelback. Je ne savais pas encore si j’allais courir avec le camelback ou le porte bidon, mais après ça la question ne se posait plus : je courerai donc « léger ». Après un échauffement très léger direction la ligne de départ, et malgré un départ retardé d’environ 15 minutes, les filles n’arriveront pas à temps pour voir s’élancer la meute.

Dès la mise en place sur la ligne de départ, j’essaye de me placer dans les premières places (30 – 40 premier). Le signal est donné et nous nous élançons tous chacun à note rythme ; certains pour 18 km et 850 m de dénivelé positif et d’autre pour 12 km et 500 m de dénivelé positif. La première petite côte arrive assez vite mais je sais qu’elle n’est pas très longue alors je n’hésite pas à maintenir un rythme assez élevé (tout du moins pour moi). De plus je sais également d’après le profil que par la suite il y a une assez longue portions de « quasi » plat qui e permettra de récupérer un peu. J’essaye dans cette partie de garder un rythme assez soutenu mais pas trop quand même parce que ce n’est tout de même que le tout début de la course. Cependant je trouve que le peloton est assez étiré ! Ensuite le sentier se relève un petit peu sans pour autant être très pentu ce qui me permet de continuer à courir dans ces portions. Il y aura de courte section un peu plus raide juste avant d’arriver au premier ravitaillement. Je ne m’y arrête que quelque seconde juste le temps de boire un petit coup puis je repars dans une descente courte mais assez technique dans laquelle je rattrape un petit peu les concurrents qui sont devant moi. Puis c’est à nouveau une section de plat qui permet après la descente de maintenir le rythme. Le temps est assez couvert mais il ne fait pas froid. J’espère tout de même que ça ce dégagera un peu plus loin pour pouvoir profiter pleinement du paysage. Enfin j’attaque les choses sérieuses, en peu avant la mi-course j’entame la principale montée. Il s’agit d’une montée entrecoupée de petit replat dans sa première moitié qui permet de reprendre sont souffle. Cette ascension n’est pas trop technique et je n’y laisse pas trop d’énergie. Un peu après la moitié de la monté edans un fléchissement de la pente il y a le second ravitaillement, j’hésite mais je ne mis arrête pas, premièrement parce qu’il me reste pas mal à boire dans mon bidon et secondement parce que je vois en point de mire après le ravito 4 coureurs : Il est hors de question compte tenu que je me sens bien en plus que je les laisse me distancer. A ce moment là je crois que l’instinct de compétition du footballeur à resurgit de mon subconscient. Je ne me mets pas la pression pour finir absolument dans les tous premiers, mais quand il y a quelqu’un juste devant moi il faut que j’essaye de le rattraper… Après avoir passé la bifurcation qui sépare les concurrents du 12 et du 18 km j’arrive dans la dernière portion de cette principale montée. C’est le moment que choisi le soleil pour percer la couverture nuageuse, juste au moment ou il n’y a plus d’ombre sur le parcours : il fait rapidement assez chaud à courir. Puis j’arrive en haut et bascule dans la grande descente. Au début de cette descente il faut longer un télésiège dans une pente assez raide et sans trace ce qui demande de la vigilance. Avec le changement de rythme brutal après la monter les cuisses chauffent assez vite. Nous retrouvons assez vite les sous bois et un sentier de très bonne qualité qui permet de ce faire plaisir en allant assez vite. A la fin de ce sentier il faut prendre une portion de route sur 400 mètres afin de rejoindre un nouveau sentier et la dernière montée. Je trouve ces quelques centaines de mètre d’asphalte interminable : Un faux plat assez prononcé avec un vent de face qui ne m’amuse pas du tout. Dans la dernière montée je rattrape deux nouveaux concurrents qui me semblent avoir un peu de mal dans cette dernière difficulté. Juste avant de basculer dans la dernière descente d’environ 2,5 km qui doit me mener jusqu'à l’arrivée il y a le dernier ravitaillement. Je n’en avais pas particulièrement besoin mais je m’arrête pour y boire un coup. C’était sans doute une erreur car un des deux coureurs que j’avais doublé dans la montée me rattrape et me lâchera dans la partie plate juste avant l’arrivée : il à du retrouver des jambes en me voyant devant lui dans la descente. Peu importe !! Je franchis la ligne en 28 eme position sur 90 participants. Je retrouve toute la petite famille et nos amis à l’arrivée qui étaient venus pour m’encourager. Un grand merci à Will’ qui je ne sais pas trop par qu’elle magie ma encouragé en plusieurs endroit du parcours ; à Amélie et à ma petite femme notamment pour avoir veillé la veille afin de me préparer un gâteau énergétique pour le petit déjeuner du dimanche matin. Gros bisous à ma petite tribu pour laquelle je suis le plus grand des traileurs…
 Prochaine étape du « Trail tour 2010 »à Courchevel le 08 août pour un gros morceau !!!
Les photos

En route pour l'aventure! chacun a son poste!
   

le temps au départ: 
  
photos prises pendant la course:
          
l'arrivée:
         
le classement: 

28ème sur 90 participants



merci au supporters pour le super week end et les encouragements !


samedi 12 juin 2010

Trail Faverges 2010

Pour le second trail de la saison direction le pays de Faverges. Un trail de 28 km avec 1600 m de dénivelé positif (et donc autant en dénivelé négatif).
Nous partons le matin du 11 juin en direction de la Savoie afin d'aller retirer le dossard. Après une halte à Chambéry pour acheter des manchons de contention et des produits diététiques pour la course, nous arrivons à Faverges tout près du lac d'Annecy et retirons le dossard (numéro 886) et le lot offert au participant : Un cuissard technique de superbe qualité. Nous allons ensuite à Albertville ou nous avons réservé une chambre d'hôtel. Anecdotiquement nous y assisterons à une bien piètre performance des « bleus » pour leur premier match de la coupe du monde 2010.
Le matin de la course, debout à 6 h30. Il faut être dans l'aire de départ à 8 h 15. Après une bonne douche pour se réveiller, en guise de petit déjeuné je mange une grosse barre chocolatée contenant tous les ingrédients énergétiques remplaçants un bon petit déjeuner copieux mais beaucoup plus digeste. Puis je prépare mon sac avant de partir : j'ai bien retenu la leçon du trail de Malpassant. Remplissage du camelback, remplissage des poches latérales avec les gels ...etc ; puis nous partons. Nous sommes dans les temps. Arrivé à Faverges il me reste une demi-heure pour finir de me préparer. Je m'échauffe pendant 15-20 minutes puis nous prenons la direction de la ligne de départ. Première impression ? Complètement différente de celle du Malpassant à Voglans. Est-ce dû au fait que cette course est inscrite au programme du Trail Tour Nationale, en tout cas tout le monde à l'air ultra motivé et très affuté. Une fois passé le portique ou les bénévoles activent les puces de chronométrage contenues dans les dossards il ne reste plus qu'à attendre que l'on nous libère. A l'initiative des pompiers de Paris venus faire le trail, un mini feu d'artifice avec jeu de fumigène est réalisé juste devant la ligne de départ : génial merci à eux ça fait monter l'ambiance. Puis la sirène retenti, le départ est donné.
Je pars prudemment car le parcours est plus long et avec plus de dénivelé que le 2 mai. Nous sortons de Faverges et nous engageons sur des sentiers dans les bois qui ont pour effet de nous mettre tous en file indienne. Quasi impossible de doubler sinon en bousculant un peu tous le monde. Comme mon seul objectif aujourd'hui n'est pas de claquer une performance mais de me défoncer un peu la caisse et surtout de finir ça ne me dérange pas. Je suis donc le rythme de celui qui me précède. La météo est très moyenne. Il ne pleut pas mais le plafond nuageux est très bas et je pense que l'on ne va pas voir le soleil tout de suite. Au moins nous n'allons pas trop souffrir de la chaleur. Dans cette première partie qui doit nous mener au ravitaillement au km 9, il y a de temps en temps de courte descente salvatrice ou des passages sur des pistes forestières qui permettent de gagner quelques places mais aussi d'en perdre, alors en fin de compte le bénéfice au niveau classement est discutable ou de toute manière négligeable. Comme toujours bien que n'ayant rien à jouer au vue de notre position dans le peloton il y a toujours une ou deux personnes qui râle un petit peu dès lors qu'ils ne peuvent pas doubler !!!Ce n'est pas bien grave j'ai déjà compris par le passé que en général ces gens là on les retrouves à moitié à l'agonie sur le bord des sentiers un peu plus loin. J'arrive au ravitaillement qui se trouve à la station de montagne de la Sambuy ou je prends le temps de récupérer quelques secondes. J'y retrouve Marie et Ylona qui s'ont monté en bus jusque la pour m' encourager. On échange quelques mots puis je repars sur une large piste carrossable. Le ravitaillement est commun aux deux courses (28 et 42 km). On repart donc avec des coureurs du maratrail partis une heure plus tôt mais ayant pris un autre parcours jusque là. Cette seconde partie de montée qui doit nous mener au point le plus haut de l'épreuve sera beaucoup plus difficile pour moi. Moins de gaz comme si j'avais le moteur bridé. Nous sommes maintenant dans les nuages et on voit à peine jusqu'à 20 mètres. Bon, pour la beauté du paysage on repassera, dommage !!! La lassitude commence à s'installer : pas bon du tout !!! Je retrouve un petit peu le moral grâce à un coureur avec qui je plaisante un peu. Enfin j'arrive au sommet. Les muscles commence à ce durcir sérieusement, j'en profite donc pour faire quelques étirements avant d'entamer la descente. Une bénévole posté là me propose du sel voyant que je redoutais les débuts de crampes : j'acceptais et en profitais pour la féliciter pour le superbe boulot des bénévoles.
Le début de la descente est assez technique, le sol est assez glissant et la visibilité ne s'améliore pas. Je ne me lance pas tête baissée mais prend le temps de s'habituer au nouveau rythme. De plus la descente est longue. Je commence à accélérer de plus en plus mais au bout de quelque km des crampes commencent à apparaitre. Ce n'est pas encore bien méchants elles viennent et passe rapidement mais il faut que je gère un petit peu si je ne veux pas que cela devienne un calvaire sur la fin, du coup j'essaye de maintenir un rythme le plus régulier possible. Le sentier est assez piégeux et plusieurs coureurs glissent devant moi. Pour moi jusque là tout va bien mais je garde les yeux bien ouvert. Plus l'on rentre profondément dans la forêt plus le sentier devient roulant, il y a juste quelques mares de boue par ci par là, et un effondrement partiel du sentier à un moment qui aura obligé les organisateurs à tendre une corde pour aider et donc pour la sécurité. Je fini la descente en pas trop mauvais état en doublant plusieurs participants. Lorsque je rentre dans Faverges je ne m'attendais pas du tout à voir autant de monde nous encourager. Particulièrement dans le parc dans lequel se situe l'arrivée. A environ 40 m de la ligne d'arrivée je vois Ylona qui court vers moi sur le bord du chemin, je la prend par la main et nous finissons ensemble sous l'arche de l'arrivée.
Le classement (394e) sur presque 650, et le temps mis (un petit peu moins de 4h) ne sont qu'anecdotique. Je suis bien content de l'avoir fini. Je suis toujours en phase d'apprentissage sur ce type d'épreuve, et sur la gestion de l'effort. Il faut que j'affine ma façon de m'entrainer : pas facile de passer d'entrainement de footballeur à celui de coureur de fond.
Superbe parcours (tout du moins au niveau des sentiers parce que au niveau du paysage, c'est difficile de ce faire une idée avec le peu de visibilité que l'on avait), avec un petit bémol sur une partie de la montée après le ravitaillement. La piste carrossable est petit peu longue. 
Superbe travail aussi des bénévoles, que l'on à retrouvé vraiment tout au long du parcours et qui ne sont vraiment pas avares d'encouragement. Superbe ambiance.
Bravo les bénévoles, merci les pompiers de Paris et à l'année prochaine....
Prochain rendez-vous le 04 juillet pour le trail de l'Alpe du grand serre.
 les photos:
  
surprise d'avant départ (merci les pompiers de Paris):
Le départ:


point de ravitaillement a la Sambuy 1155m:
   
le départ du ravito:

l'arrivée:
  
la première féminine du trail 28: Stéphanie Duc:
Ludovic Pommeret: l'extraterrestre du maratrail:
 
Les enfants du plus petit au plus grand aiment accompagner leur papa (ou maman) sur la ligne d'arrivée:
 
L'arrivée de Cyril (très attendue):
    
Les résultats:

 resultat trail28

Quelques photos du site du trail faverges odlo où apparait Cyril: